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dimanche 27 octobre 2024

ORIC Atmos Vs SINCLAIR ZX Spectrum +


ORIC ATMOS

Vs

SINCLAIR ZX SPECTRUM+





Article de 2009, avec à la fin un edit de 2024 ...


Je vais vous conter l’histoire de deux cousins Anglais qui se ressemblaient beaucoup mais ne s’aimaient guère. De retour des croisades menées au pays enchanté des 8 bits, ils durent passer de terribles épreuves afin d’entrer au Panthéon des Ordinausaures. Mais avant d’en arriver là, intéressons nous à leurs origines.

Nos deux personnages naquirent dans la grande Albion du début des années 80. Tout deux étaient considérés comme le résultat enfin achevé de plusieurs prédécesseurs n’ayant jamais été vraiment aboutis.

Le premier de nos protagonistes à voir le jour fut l’Oric Atmos au début 1984. Il est l’évolution naturelle de l’Oric 1, son ancêtre, à qui il doit beaucoup. En fait, l’Atmos est un Oric 1 re-carrossé à qui on a greffé une nouvelle rom moins buggée. Pour s’en convaincre, il suffit de regarder sa carte mère qui porte encore le nom de son ancêtre.

Notre second acteur naquit plus tardivement cette même année. A défaut de sortir un modèle innovant, les petites fées de Lord Sinclair se dirent, « faisons comme notre rival de Cambridge et utilisons un peu de poudre de perlimpinpin pour éviter de se faire manger par les vilains seigneurs Amstrad, Atari, Commodore et autres MSX ». C’est ainsi, que, tel le phoenix, le ZX Spectrum renaquit de ses cendres sous la forme du ZX Spectrum+. Lui aussi n’apportait pas grand-chose au final, si ce n’est un plus beau plumage. Ici aussi, la carte mère était identique.

Ainsi affublés nos deux cousins, partirent à l’assaut des autres Suzerains du pays enchanté des 8bits. La guerre fit rage entre les différents clans et bon nombre restèrent sur le carreau. Après quelques années de bons et loyaux services, la relève arrivant, ils rentrèrent au pays afin de profiter d’un repos bien mérité. Mais auparavant, 10 épreuves les attendaient.


          Qualité de Fabrication

Epreuve première, le miroir magique.

Tout deux se présentèrent devant et prononcèrent la phrase désormais célèbre :

« Miroir, mon beau miroir, dis moi qui est le plus beau et le mieux fini ? »

« Regardons un peu cet Atmos à la robe bicolore. » se dit le miroir. « Très tendance à cette époque. Un noir profond, un orange qui flashe, le tout assemblé dans des plastiques de très bonne qualité. Le voila bien paré ! Et ce clavier, au touché et à l’inclinaison si agréable, il ne lui manquerai qu’un pavé numérique et des touches de fonctions pour être parfait. Par contre, l’enchanteur Oric a bien mal révisé ses cours d’ergonomie !! Que voila un bouton Reset bien mal placé sous le ventre de la machine !! Et l’interrupteur Marche / Arrêt c’est fait pour les Trolls ?

Mais restons objectif, cet Atmos est quand même bien né surtout en cet an de grâce 1983. »


« Examinons maintenant le travail de notre bon vieux Lord Sir Clive Sinclair » poursuivit-il. « Enfin une machine agréable au toucher et à regarder. Au rebus, les ancêtres aux claviers sensitifs ou gomme dont la frappe fait penser à celle d’un esquimau qui aurait oublié d’enlever ses moufles. La frappe est cependant un peu molle car ce clavier est à bulle. Les plastiques ne sont pas de la meilleure facture et les assemblages sont perfectibles, mais dans l’ensemble la machine présente bien. Le bouton reset sur le coté est assez pratique de même que les ergots permettant d’incliner le clavier pour plus de confort. Par contre, je n’arrive toujours pas à me faire aux multiples fonctions des touches du clavier, tradition de la maison Sinclair ..»

« Alors quel est ton verdict Ô miroir magique ? » demandèrent-ils.

« Malgré une belle présentation, le ZX Spectrum+ est moins bien nantit que son cousin. L’Atmos remporte donc la palme du plus beau plumage. »


          Spécifications Techniques des Machines

Epreuve seconde : L’Oracle.

Mais dans la terrible guerre qui sévit au pays des 8 bits, l’habit ne faisait pas le moine. Ils furent donc amenés devant l’Oracle qui leur ouvrit les entrailles pour mieux les lire, voir s’ils étaient bien armés et apte à poursuivre les épreuves.


                                          Oric Atmos                    Sinclair ZX Spectrum+
Processeur                Mos 6502A à 1,00 Mhz            Zilog Z80A à 3,5 Mhz
Mémoire RAM                     48 Ko                                      48 Ko
Graphismes                  240x200x8c /8c                   256x192x8c / 8c sur 2 tons.
Son                             3 voix 8 octaves                        1 voie 10 octaves
Mémoire de Masse    Cassettes ou Lecteur D7 3’’      Cassettes ou Micro drive.

Ô grand Oracle !! Que nous prédis tu en lisant dans ces machines ?

« Voila des machines bien similaires et il ne sera pas facile de les départager !! » dit l’Oracle. « A la lecture de leurs tripes, je dirais que l’avantage va à l’Atmos grâce à des capacités un peu supérieures notamment au niveau du son et des extensions. Mais comme d’habitude la théorie ne compte pas dans la note finale », conclut-il.


          Processeur

Epreuve troisième, le prophète :


« Le cœur de nos protagonistes est-il pur ? Pourrons-t-il affronter les multiples dangers qui jonchent le chemin menant au panthéon des Ordinausaures ? », s’inquiétèrent alors les sages du pays des 8 bits.

« Certes, des deux cotés nous trouvons du classique pour l’époque, j’ai nommé un Mos 6502 à 1Mhz et un Zilog Z80 à 3,5 Mhz. Mais pour être certain de leurs intentions, faisons leur passer le test du prophète Hebdogiciel !!! » dit le sage d’entre les sages.

« Non !! Pas le test de l’Hebdoo !!! C’est trop dur, ils n’y survivront pas !!!! » s’écrièrent les autres sages.

« Que nenni mes amis ! Seul ce test peut nous apporter la preuve de leurs capacités. Qu’il en soit ainsi !! »

Les deux ordinateurs furent donc amenés devant les prêtres programmeurs du prophète.

Voici l’énoncée du problème leur dit le prophète, « Prenez le nombre 2, extrayez en 20 fois la racine carrée puis prenez le résultat et mettez le 20 fois au carré. » Puis il se retourna vers les prêtres, « programmez les selon les saintes écritures.. »

Le prêtre officiant leur l’Atmos mit quelques secondes pour taper le programme.



« Voici les résultats, grand Maître. Cet Atmos est certes véloce car il trouve le résultat en 2,6 secondes mais arrondit un peu trop les chiffres. Les calculs ne sont que très moyennement justes. »
« Qu’en dit le ZX Spectrum ? » demanda le prophète.

Le prêtre officiant sur la machine de Sinclair s’écria alors « Peste soit ce clavier de merde !!! Je n’arrive pas à taper un programme avec !!»

Au bout d’un moment, il y arriva enfin et notre ami le ZX Spectrum+ put calculer en toute quiétude.

« Le résultat est plus juste que l’Atmos, mais il calcule 2 fois moins vite. Il lui faut 5,3 secondes pour le trouver. »

                                             Résultat intermédiaire         Résultat final


Résultat juste                         1.000001322                            2

Oric Atmos                           1.00000066                              2.00232917

Sinclair ZX Spectrum+                                                          2.000446

« Comme l’important est le résultat final, le ZX Spectrum+ remporte donc l’épreuve. » conclut le prophète.


           Mémoire

Epreuve quatrième, les sages :

« Certes, leur tête est bien faite ! » conclurent les sages. « Mais pourront-ils emmagasiner suffisamment de bits, afin de d’apprendre de nouveaux programmes pleins de couleurs, de hautes résolutions, de sons, qui leurs permettront de combattre efficacement les vilains rivaux ? ». En effet, les autres seigneurs étaient de plus en plus puissants et leurs capacités de plus en plus grandes.

« Tout deux sont bien nantis avec leurs 48 ko! » s’exclama l’assemblée. « Cela n’est pas pléthore mais amplement suffisant pour apprendre beaucoup de beaux programmes » ajouta le sage parmi les sages.


          Graphismes

Epreuve cinquième, les cabalistes :

Puis les sages firent appel aux cabalistes afin d’examiner leurs capacités graphiques. Pourrons-t-ils dessiner des pentacles et autres pictogrammes capables de repousser les hordes d’ogres venus des lointaines contrées ? Les cabalistes examinèrent à la loupe leurs pixels et leurs résolutions.

L’Atmos avec sa résolution de 240x200 en 8 couleurs était capable de produire de belles images. Voici quelques fresques témoignant de ses capacités :






« Bien ! » S’exclamèrent les cabalistes. « Des graphismes fins et précis, de belles couleurs, notre Atmos pourra affronter les hordes hostiles venues d’ailleurs. Cependant tu devra faire attention aux contraintes de proximités générées par ton ULA qui se charge de l’affichage.».


«Maintenant, voyons ce ZX Spectrum+ et ses 240x192 en 8 couleurs (avec 2 tons, normal et clair)! »







« Les graphismes sont bons ici aussi mais ils disposent du même genre de contraintes que ceux de l’Atmos. » firent remarquer les cabalistes.


Les cabalistes se concertèrent mais ne purent élire le meilleur graphiste.


          Animation

Epreuve Sixième, Maître Miyagi:

« Mais de bons graphismes ne sont rien sans une bonne animation ! » renchérit le vieux sage chinois. « Voyons si vous êtes capable de faire bouger la fleur du lotus sans la briser aux quatre vents. »

Les deux ordinateurs semblaient bien dépourvus dans cette épreuve. En effet, aucun ne possédait de sprites ou de player missile, point de coprocesseur dédié, rien pour faire déplacer les fameux blocs d’images. Tout se jouait à la force du processeur.

« Les résultat ne sont pas foudroyants.» dit le vieux sage. « De nombreux conflits de proximité viennent entacher les déplacements, les couleurs se chevauchent. Tout cela n’est pas très bon. »

« Aucun ne peut prétendre à une supériorité quelconque. » conclut-il.


          Son

Epreuve Septième, les sirènes :

Nos deux comparses furent amenés devant les sirènes et leurs chants envoûtants. Celles-ci s’écrièrent, « Ecoutez ! Puis reproduisez !».

Notre pauvre ZX Spectrum fut parcouru d’un tremblement le long de ses condensateurs. « Avec une seule voix, comment vais-je faire ? » pensa-t-il. Les sirènes commencèrent à entonner des chants.

Elle commencèrent par un très classique « au clair de la lune » façon pipeau joué sur une seule voix. Nos deux compagnons s’en sortirent très bien. Puis vint l’heure des chants polyphoniques et le pauvre ZX Spectrum fut bien malaisé. Celui-ci tenta vainement de simuler plusieurs voix en chantant très vite et en alternant rapidement les notes. Mais les sirènes n’étaient pas dupes.

Notre Atmos avec son AY-8912 était quand à lui bien doté. Cette puce avait un bon rendu. Les aigus était clairs, seul parfois les sons de basse semblaient un peu plats. Les sirènes décidèrent quand même de lui faire passer le test ultime et mandèrent leur Prêtresse appelée Digitale. Celle-ci entonna quelques chants qui laissèrent pantois nos deux ordinateurs.

« A vous maintenant ! » leur dit-elle.

ZX Spectrum+ resta muet devant tant de grâce.

Atmos s’élança et dans un grésillement digne d’une radio des années 30 parvint à sortir quelques notes mélodieuses. Mais au prix de quels efforts. Il tomba raide, inconscient.

Alors une sirène s’avança et rendit le verdict. « Point de doute, ZX Spectrum+ le tricheur ne peux prétendre au titre de meilleur musicien. Atmos est donc vainqueur. »


          Programmation

Epreuve Huitième, l’Erudit :

Pour cette épreuve de langue ils furent emmenés devant un vieil érudit qui avait étudié les arcanes des langages Basic de l’époque. Tout deux discutèrent longtemps avec lui. Voici le verdict qu’il rendit :

« Tout deux possèdent un bon basic, mais celui de l’Atmos se révèle un cran au dessus. D’origine Microsoft, il possède toutes les instructions nécessaires à une bonne prise en main, facile et rapide.

Le Basic du ZX Spectrum+ est quand à lui d’origine Sinclair, il dispose de toutes les fonctions nécessaires à l’utilisation de la machine mais présente quelques lacunes comme par exemple l’absence de < else > sur les boucles < If / then >.

De plus, les deux manuels sont bien faits mais celui de l’Atmos est ici aussi un cran au dessus. »

L’Atmos fut donc déclaré gagnant.


          Logiciels Disponibles

Epreuve neuvième, l’illusionniste :

Pour cette avant-dernière épreuve, vous allez être emmenés devant le grand Garcimore prince de l’illusion. Celui-ci va tester et répertorier les nombreux tours dont vous disposez.

L’Atmos commença et lui fit la démonstration de ce qu’il savait faire. Il passa tout en revue, jeux d’arcade, d’aventure, de stratégie, utilitaires, …. « Savez-vous que de grande sociétés ont commencées derrière mon clavier ? Citons Loriciel comme exemple qui comporte mon nom dans le sien. De nombreux logiciels sont disponible et bien souvent il sont de bonne qualité. Je peux vous donner comme exemple L’Aigle d’Or, Defence Force, Zorgon’s Revenge, Scuba dive, the Hobbit etc… Allez faire un tour sur http://www.oric.org/ et vous n’en douterez pas.»

Le vieil illusionniste, tout en rigolant, pris note de tout cela puis fit entrer le ZX Spectrum+.

Lui aussi disposait d’une grande logithèque. Son passage en revue fut même bien plus long que pour son rival. En effet, il profita de la compatibilité descendante avec ces futurs successeurs ZX Spectrum 128 et autres +2 ou +3 qui gardèrent, la possibilité d’utiliser son basic. On y trouve donc des titres de qualité comme Defender of the Crown, Silent Service, la série des Jet Set Willy, celle des Cybernoid, des Manic miners, Nebulus, etc... etc .. Bref plusieurs milliers de titres. Il invita d’ailleurs le vieil homme à aller faire un tour sur l’excellent http://www.worldofspectrum.org/ pour s’en convaincre.

« L’Atmoche est bien nantiche, mais le ZX Spectrum plouche est très loin devanche !! Chi !! Chi !! » conclut-il.


          Périphériques Disponibles

Epreuve dixième, l’inventeur :

Pour l’épreuve finale, ils furent conduits devant le grand inventeur du pays enchanté des 8 bits, Lord Mc Gyver. Celui-ci les reçu dans son grand atelier et sortit son fer à souder magique.

« Que l’on mette l’Atmos sur l’établi royal ! » dit-il.

Il commença par observer les prises disponibles. « Je vois une entrée 9v (- à l’extérieur), un port d’extension bien pratique, une sortie imprimante pas très standard, un port cassette, une sortie RGB qui serait parfaite si elle était alimentée (elle le sera sur les derniers modèles) et une bien banale sortie UHF.

Pas de quoi pavoiser mais ce n’est pas si mal. Les ports d’extension sont des espèces de bus permettant de connecter des nappes. Assez pratique ! »

Sur quoi il regarda du coté des périphériques disponibles.

« Des lecteurs de D7 3’’, chaînables au nombre de 4, une imprimante couleur, des imprimantes N&B et couleurs, un synthétiseur vocal, un crayon optique, des modems, des cartes E/S, etc … Le bougre est bien achalandé. Par contre, une extension pour la prise en charge des joysticks. Est-ce bien raisonnable ?

Coté nouveautés, on trouve des logiciels pour charger les softs disponible sur le net via la carte son d’un PC. Heureusement que la fiabilité de chargement est meilleure que sur ton prédécesseur l’Oric 1. Il est donc assez facile de se faire plaisir avec !! » conclu-t-il.

« Passons à ce valeureux ZX Spectrum+ ! »

« Ici aussi, un prise 9v, un port d’extension à base de contacts, une prise micro / casque pour les cassettes et une sortie TV UHF. Tout cela est bien pauvre !!! ».

« Oui, mais, je possède bien plus de périphériques que mon adversaire. » rétorqua le ZX Spectrum+.

« J’en conviens, mais il ne servent, pour la plupart du temps, qu’à combler un manque qui aurait pu être évité. La prise péritel est certes alimentée comme il se doit, mais au prix de quel boîtier externe ! On trouve des extension sonore à base d’AY-8912, mais il aurait pu être intégré ici aussi dès le départ, surtout que certaines sont sorties juste un peu après le ZX Spectrum premier du nom. Ici aussi point de joystick intégré, il faudra recourir à une carte, point de lecteur de disquettes mais ces micros drives fort peu standards. »

Tout en bricolant un nouveau prototype de carte d’extension à base de papier aluminium récupéré sur une barre de chocolat, il rendit son verdict.

« Les deux sont bien pourvus mais l’Atmos est plus convainquant de ce coté. »



          Conclusion

Les sages firent donc un tableau pour récapituler toutes les notes :

                                           Oric Atmos         Sinclair ZX Spectrum+
Qualité de Fabrication             1                                    0
Processeur                                0                                   1
Mémoire                                  1                                    1
Graphisme                                1                                   1
Animation                                1                                    1
Son                                           1                                    0
Programmation                        1                                    0
Logiciels                                   0                                   1
Périphériques                            1                                   0

Total                                          7                                   5

Tout deux furent donc admis au Panthéon des 8 bits. Mais avant de les laisser goûter à un repos bien mérité, le sage d’entre tous les sages eu cette phrase :

« Petit Atmos, tu sors glorieux de cette confrontation mais ne t’assied pas sur tes lauriers, reste modeste et mobilise tes admirateurs car la communauté de ce vieux renard de ZX Spectrum+ est toujours très active et pourrais bien t’en remontrer. »


Edit 2024 : Quelques années après avoir écrit cet article, une petite mise à jour s'impose. En effet, comme je l'avais mentionné, la communauté Sinclair autour du Spectrum est très active et bien plus que celle de l'Oric. Je reverrais donc 2 notes, les 2 dernières. 

Coté logiciels, que ce soit à l'époque du fait de sa longévité et de sa diffusion très large le Spectrum à bénéficié d'une large ludothèque, de qualité. Il est important de noter que la plupart des titres, même sortis à l'époque des 16 bits existent dessus ex Defender of the Crown (cf image), Space Harrier, la version arcade de Star Wars, Chase HQ, etc...A noter, qu' il faut parfois le modèle au dessus (128ko ou plus/2 /3) qui est hors de ce comparatif, pour pleinement en profiter.  Elle continue cependant de s'accroitre de nos jours que ce soit en jeux ou en démos. Bref,  un ordinateur sans logiciels étant un flop je mettrais 2 points (!) au Spectrum la dessus. L'Oric bénéficie lui aussi de nouveaux logiciels mais c'est sans commune mesure avec le Sinclair.

Second point, les périphériques, ici aussi du fait de leurs communautés, il existe des périphériques modernes pour les 2 machines. Que ce soit sur Oric avec le lecteur Erebus (cf article sur le blog) ou le Cumana Reborn et bien entendu sur Spectrum avec les interfaces type Divmmc Future... Il existe même des appareils type TZXDuino compatibles entre les 2 et avec d'autres machines. Cependant je dirais que sur ce point également, le Spectrum prend le dessus de nos jours. Pour enfoncer le clou, il existe même des reproductions modernes du Sinclair comme le The Spectrum ou le Spectrum Next.

Donc :

Logiciels                                    0                                2
Périphériques                             0                                1

Total                                          6                                7

En 2024, le Spectrum prend donc la tète du classement. Les 2 machines restant super sympa à utiliser de nos jours. 


FIN

dimanche 31 juillet 2022

Test du Commodore plus/4 (série 264)

 Bonjour à tous,


En ce début de congés, je me suis dit que ce serais bien de sortir une machine que je ne connais pas trop et de l'explorer un peu. Comme j'avais pensé à prendre avec moi un petit lecteur sd2iec, que je pensais utiliser sur un Commodore 128D, je me suis dit, et pourquoi ne pas tester le Commodore C16 ou le Commodore plus/4, tout deux issus de la série 264, sortie en 1984. Série qui comprend ces machines plus le Commodore 116, un C16 dans une coque de plus4 mais avec des touches gomme.

La série arrêtera d'être produite en 1986. Environ 400 000 machines ont été fabriquées.

Commodore plus/4




Commodore plus/4

Les 2 machines disposent des mêmes caractéristiques techniques avec cependant quelques différences :

Le processeur est un 7501, puis un 8501, cadencés à 1,76Mhz. Les deux sont compatibles 6510 tout en étant un peu plus rapide. A noter que le processeur gère également les I/O cassette et interface BUS. 

La partie graphique, sonore et  gestion de la RAM, joystick et clavier est gérée quand à elle par un 7360 Text Editing Device (TED).

Tout cela vient de chez MOS Technologies, qui appartient alors à Commodore. Le tout à été pensé et optimisé pour faire des machines simples et peu chères à produire.

Coté graphique ce n'est pas si mal, les machines disposent de 16 couleurs avec pour 15 d'entre elles (sauf le noir), 8 niveau de luminance, ce qui nous donne 121 couleurs affichables à l'écran. Les résolution graphique vont du 160x200 au 320x200. Par contre pas de sprites hardware pour faire bouger tout ca. C'est dommage.


C'est joli quand meme

121 couleurs 



La partie sonore du TED produit 2 voix sur 4 octaves qui sont loin de valoir le SID du C64. On a droit à un générateur d'ondes carrées et de bruit blanc. Rien de fou.

Le basic intégré est un évolution du C64 (v2.0), ici en version 3.5. Il intégré pas mal de fonctions qui faisaient défaut au C64, comme la possibilité de faire des graphisme (box, circle,.),du son et gérer les disquettes facilement (dload,dsave, directory, header ...) 

Le C16 est pensé comme une machine d'apprentissage au basic et dispose uniquement de 16ko de Ram. Le tout est dans une caisse de C64 peinte en noir, assez jolie ma foi.

Le plus4 est une machine qui se veut orienté pro et dispose de 64ko de ram. La caisse est spécifique à la machine (noire également) et le design plutôt réussi. Le plus4 dispose également de 4 logiciels intégrés, Traitement de Texte, Tableur, base de données, graphique et gestion de fichiers.  Il ne faut pas se leurrer les logiciels intégrés sont assez merdiques et ne disposent même pas de 80 colonnes. La presse à l'époque se sera bien moqué de Commodore sur ce point. 


La boite du plus/4 avec les softs intégrés.


Coté périphériques, on dispose globalement des mêmes sorties que le C64, avec quelques "arrangements". Les ports joystick et lecteur cassette sont des minidin. il faut donc des adaptateurs pour utiliser les joysticks classiques. Le lecteur cassette est quand à lui sortit directement dans ce format sous l'appellation 1531, il est également noir pour l'occasion. Un lecteur de disquette parallèle (plus rapide que les lecteurs utilisant le port série comme le 1541) fera son apparition pour aller avec la gamme, toujours en noir, le 1551. Mais il est quand même possible de brancher un 1541 sans problème. De ce fait les petits lecteurs sd2iec fonctionnent bien dessus. La sortie vidéo est identique au C64, un port cartouche est également disponible.


De gauche à droite : courant, port serie, port cassette, port cartouche, extension mémoire, port joystick 1 & 2, sortie video composite. Sur le coté gauche, sortie video RF et sur le coté droit, boutons marche / arret et reset.


Coté logiciels, 2 gros points noirs. Le premier, je ne l'ai pas précisé avant, mais ces machines ne sont pas compatibles C64. Bien entendu ce point sera un très gros frein aux ventes. Commodore disait qu'il serait facile de porter les logiciels dessus mais force est de constater, qu' à l'époque, peu d'éditeurs l'ont fait.  L'autre point noir, est que, comme il y a 2 config différentes (16ko et 64ko) dans la gamme, les éditeurs auront pas mal misé sur le 16ko partant du principe que qui peut le plus peut le moins. Du coup les softs sortis à l'époque tirent peu partie des 64ko. C'est bien dommage.

On trouvera beaucoup de reprises des hits de l'époque tels que Frogger, Pac Man, Super Cobra, Commando, etc ... produites entre 1984 et 1988. Mais les adaptations font plus penser à un mix de Vic 20 et de ZX Spectrum. Notons quand même quelques titres emblématiques comme Mercenary, Elite,  Winter Events (Winter Games), Summer Events (Summer Games), Spy vs Spy, The Hobbit, Battle Chess; ....  qui sortent un peu du lot.



Choplifter


Saboteur en version plus/4

The Way of the exploding fist (version C16 de 1986)


Il faudra attendre la vente des ces machines dans les pays de l'Est et surtout en Hongrie, pour voir une ludothèque de bonne qualité se développer à partir de 1988-89. Avec des portages / conversions assez sympa pour le plus/4, comme Barbarian de Palace, Cauldron (Hexenkueche), Pengo, AFL Boulderdash, Head over Heels, Spy vs Spy collection, Drol, The way of the exploding first, Commando ...


The way of the exploding fist (Melbourne house) version plus/4 de 1990


The way of the exploding fist (Melbourne house) version plus/4


The way of the exploding fist (Melbourne house) version plus/4


Depuis 2010 (environ), on assiste à un regain d'intérêt pour ces machines et la scène homebrew nous ponds quelques excellents softs. Citons, Arkanoid, Alien 8 (et la complète en 3D isométrique de chez "Ultimate, play the game" avec Pentagram, Knight lore, SabreWulf,..),  le magnifique Pets Rescue, Attack of the Petscii Robots, adventure in time, l'incroyable AlphaRay, le superbe Lykia the lost island, Bruce Lee anniversary edition, Impossible Mission, Lode Runner, Digiloi et plein plein d'autres, tous de très grande qualité.


Bien entendu, une scène démo est active et sort  quelques (bonnes) productions de temps en temps.

Arkanoid

AlphaRay

Pets rescue


Pets rescue



Pets rescue


  J'ai pu tester cela à l'aide de mon lecteur sio2iec (avec dirplus v7.0) qui fonctionne très bien dessus. Coté sd2iec, comme toujours pour les fichiers en .prg c'est quasi parfait, pour les nouveau softs qui supportent le sd2iec c'est bien également, mais il y en a peu, et pour les softs en disquette, type .d64,pas de miracle, si le logiciel bidouille un peu trop le lecteur ca plante. Pour les .d64 qui n'utilisent pas de speedloader ou autre ça fonctionne, mais c'est quand même plutôt rare. Fort heureusement on trouve beaucoup de softs en .prg.


Bref, autant je trouvais la machine pourrie à sa sortie, autant je la trouve bien sympa de nos jours. Si vous en avez une chez vous, n'hesitez pas à la sortir et à lancer quelques softs dessus, vous passerez un bon moment.


PS: LE site du C16 / plus4, plus4world =>  https://plus4world.powweb.com/




mardi 10 novembre 2020

Cable RGB pour Apple IIgs

 Bonsoir à tous,


Vous souhaitez avoir une super qualité d'image sur votre magnifique Apple IIgs ? Le mieux un bon vieux cable péritel (scart) en RGB. Voici le brochage:



C'est pas mieux que le composite ?


dimanche 12 juin 2011

La page ORIC






En 1979, le Dr Paul Johnson et Barry Muncaster fondent la société anglaise "Tangerine Computer Systems". Leur premier produit fut un kit, le TAN1648 qui connu un certain succès dans la presse technique. Il fut suivi par le le "Tangerine Microtan 65", un autre kit bien plus évolué. Il tenait dans un boitier de 3U, avait quelques KB de ram, un modulateur HF et un clavier ASCII.

La petite société fut renommée "Oric Products International"en 1982.

Sortit en fin 1982, début 1983, l'ORIC 1 était disponible en 2 versions, 16 ko dans un premier temps puis également 48 Ko un peu plus tard. Pour un prix relativement abordable (env 2500 frs, soit presque 400 euros), vous aviez la couleur, des graphismes haute résolution, du son, des capacités d'extension et en prime un petit basic intégré dérivé du basic Microsoft ainsi qu'un trés bon manuel. Notez que la puce sonore de chez General Instruments (GI) est la meme que sur les MSX, Amstrad CPC et ATARI ST. Points faibles, un clavier perfectible et quelques bugs en roms comme par exemple un chargement depuis les cassettes assez aléatoire. Cela reste cependant une bonne petite machine pour l'époque.

ORIC 1
Ces modèles furent très vite remplacés par l' ORIC Atmos fin 1983 début 1984. L'Atmos était en fait un ORIC 1 recarrossé avec des roms corrigées (v1.1). Les principaux changements seront d'ordre cosmétiques avec une nouvelle robe orange et noire (trés tendance en 1984) et un excellent clavier mécanique. Il existera également 2 versions, 16 Ko et 48 Ko. La version 16 Ko sera vite arrêtée au profit de la 48Ko.

Celui-ci eu un très grand succés notamment en Grande-Bretagne et en France. Il se plaçait en concurrent direct des SINCLAIR ZX-Spectrum ou autres Thomson MO5 (cf le match ORIC VS Spectrum sur le blog). Il faut dire que courant 1985 le prix de l'Atmos descendra aux alentours de 1000 Frs (soit 150 Euros !). Il existe même au moins 2 clones de l'Atmos, le NOVA 64 Yougoslave et le Pravetz 8D Bulgare.

De nombreux périphériques sont sortis pour ces machines, citons par exemple les lecteurs de disquettes Oric 3'' ou Jasmin, des imprimantes, cartes Entrées / Sorties, crayon optique, ...

ORIC Atmos
Caractéristiques techniques :

Processeur : 8 bits MOS 6502A@1 Mhz
Rom : 16 Ko
Ram : 16 Ko ou 48 Ko selon les versions
Texte : 40 Colonnes x 28 Lignes compatible Videotext (Teletext / Minitel)
Graphisme : résolution de 240 x 200 x 8 couleurs avec une palette de 8 couleurs
Son  :  Puce GI AY3-8912 avec 3 voies sur 6 octaves et haut parleur intégré


Connectique : sortie UHF, sortie RGB, sortie K7, sortie imprimante, port d'extension, power



La carte mere de l'ORIC Atmos (qui est celle de l'ORIC 1)

Suite a une relative mauvaise gestion de l'entreprise, celle-ci est rachetée le 1er Juin 1985 par la société Française "EUREKA". Le Téléstrat (Stratos IQ164 en G.B.), successeur de l'Atmos, est sortit quand a lui, en 1986. Il mettait l'accent sur la télématique, en intégrant un modem V23 pour faire serveur minitel. Mais à cause d'un prix trop élevé et surtout de capacités trop proches de l'Atmos, il ne connut pas le succès escompté. Comme principales modifications, on compte l'ajout  d'un contrôleur de disquette intégré, un langage hyper basic compilé, 2 ports joystick, des prises MIDI. ORIC n'anticipera pas la vague des 16/32 Bits qui commence à déferler et s'y noiera un peu plus tard. Le Telestrat est en fait un "super" Atmos. Si l'on tient compte que celui-ci est deja un ORIC 1 restylé, on peut conclure qu'en 1986, ORIC sort une évolution de l'ORIC 1 sortit 3 ans plus tot. Un bel exemple de foutage de gueule !!

La société "Oric Products International" mettra la clef sous la porte en 1988.


L'ORIC Téléstrat (ou Stratos en GB)
Bon, je peux bien vous le dire, l'Atmos est une de mes machines favorites et mon 1er ordinateur. Haaaaaa, les longues soirées passées à taper un listing de l'hebdoooo. Et puis quel look. Classieux avec sa robe noire et orange. Au niveau performances, ce n'était peut être pas la machine la plus puissante mais bon, c'était loin d'être la plus pourrie. On pouvait pas mal bidouiller dessus ce qui la rendait trés attachante. Bon nombre de sociétés de logiciels (lORICiel, Infogrammes, ..) ont commencées sur cette machine. On y trouve ainsi beaucoup de succés de l'époque comme  l'Aigle d'Or, le Diamant de l'Ile Maudite, Kryllis (clone de Scramble), Contre Attaque (clone de Defender), Crocky (clone de pacman), sans oublier Xenon et sa suite Zorgon's Revenge, Tyrann etc..

Krillys


Krillys

Zorgon's revenge

Xenon 1

L'Aigle d'Or

S.A.G.A.


Defense Force (Contre Attaque)


De nos jours : Une communauté toujours active autours de ces sympatiques machines. Le seul probleme étant de trouver des lecteurs de disquettes et les disquettes au format 3'' qui ne sont pas trés courants. Il est cependant assez simple de s'en passer et  on peut s'amuser facilement en bidouillant avec.

Ressources :


Liens :

  • Oric.org : LE site ORIC.
  • Defense Force : Le site d'un groupe de demomakers sur Oric / ST. Il sortent toujours des productions en demos et jeux, toujours d'une qualité exceptionnelle.
  • OricGames : Un bon petit site avec une communauté active.

Fin

samedi 29 mai 2010

L'Atari 520STe et le Commodore Amiga 600 face à face




Atari 520STe

VS

Commodore Amiga 600


Face à Face





Décidément, vous allez finir par croire que je ne jure que par ces deux marques. En effet, nous retrouvons encore une fois Atari et Commodore s’affrontant sur le ring de la micro. Ce coup-ci nous sommes dans l’arène des 16/32 bits et le combat promet d’être sans pitié. Les deux grandes marques rivales ont encore bien des points communs et il ne sera pas facile de les départager.
Mais avant tout, je vais vous expliquer pourquoi ce choix, atypique, de machines qui peuvent être considérée comme deux flops commerciaux. Tout d’abord, ce sont les deux micros grands publics, contemporains, qui ont les performances les plus proches. J’aurais pu effectivement faire un classique 520STf / Amiga 500 mais l’écart en terme de performances est plus grand. Je vais considérer ici que nous avons affaire à deux copies (mal) révisées par leurs constructeurs respectifs.
J’ajouterai, qu’il est loin de moi, l’idée, de relancer la gue-guerre ST/Amiga qui régna pendant quelques années entre les adorateurs des deux marques. Au contraire, il s’agit d’essayer d’avoir un regard critique et objectif sur ces machines quelques années après leur sortie.

Les machines testées ici sont des machines d’usines, sans aucune modification.


Qualité de Fabrication

Elle est belle ma machine, elle est belle !!!! Je vous en met combien de kilos ma p’tite dame ?

Regardons un peu notre Atari 520 STe (pour Extended). Il reprend le très classique boîtier de ses illustres ancêtres 520 STf et 1040 STf arborant leur, désormais célèbre, robe grise. Le bloc d’alimentation est intégré dans la machine, ce qui est pratique puisque aucun boîtier externe ne vient s’emmêler dans vos gros pieds traînant sous la table, moyennant par contre, une sur chauffe de la machine en cas d’utilisation prolongée. Le clavier est, quand à lui, agréable bien que la frappe soit un peu molle. La disposition des touches est bonne et bien visible. Les touches de fonction sont bien intégrées dans la coque, quoique d’aspect un peu cheap. Le lecteur de disquette, disposé sur le coté est bien accessible tout comme les différents ports d’extensions qui parsèment la machine. A l’exception des deux ports joysticks / souris situés sous l’engin, ce qui, à la longue est assez agaçant. Nous avons droit à la bonne vieille souris deux boutons Atari, toujours aussi peu agréable au touché.
Dans l’ensemble la machine est bien assemblée et semble robuste.

 Du coté de Commodore, c’est la révolution et nous avons droit à un mini Amiga. En fait le plus petit jamais construit. Le bloc d’alimentation est ici externe, ce qui permet de gagner en volume et en chauffe. Par contre vos pieds …. La machine abandonne la robe beige de l’Amiga 500 pour un blanc cassé du plus bel effet. Renforcé d’ailleurs par la présence de touches marrons. La frappe du clavier est très agréable et les touches relativement bien disposées. Le seul réel défaut venant de l’absence de pavé numérique. L’ensemble des connecteurs est bien accessible malgré la petite taille de la machine et le tout est bien pensé comme la présence d’une trappe sous la machine permettant de faire évoluer la mémoire sans l’ouvrir. Ici aussi, la souris ne change pas mais demeure plus agréable que sa rivale. La qualité de fabrication est excellente et les plastiques utilisés inspirent confiance.

Dans l’ensemble nous avons affaire à deux machines de bonne qualité mais je donnerais une longueur d’avance à notre sympathique petit ami, l’Amiga 600. Pour, justement son coté mini et ses finitions (ex led "caps lock" intégrée dans la touche) un cran supérieures à l’Atari.


Spécifications Techniques des Machines

Ok, elles sont bien jolies ces machines mais qu’est-ce quelles ont dans les tripes ?


Atari 520 STe
Amiga 600
Processeur
Motorola 68000@8Mhz
Motorola 68000@7.14Mhz
Mémoire RAM
512 Ko
1024 Ko
Graphismes
320x200x16c – 640x200x4c – 640x400 Mono /  Palette de 4096c
320x200x32c à 1440x566/4c (entrelacé & overscan) + modes spéciaux HAM et Half Bright / Palette de 4096c
Son
3 voies sur 8 octaves + 2 voies PCM
4 voies digitales
Mémoire de Masse
1 Lecteur 3 ½ DF/DD de  720ko
1 Lecteur 3 ½ DF/DD de 880 Ko

Pour être à peu prés exhaustif ajoutons que le STe dispose d’un blitter et l’Amiga 600 d’une architecture multitâches obtenue grâce à 3 coprocesseurs qui viennent épauler le CPU, j’ai nommé Denise, Paula et le Fat Agnus … Mais nous verrons cela plus en détail par la suite.

Sur le papier l’Amiga met les bouchées doubles et laisse sur place son rival de toujours. Assistons-nous à un KO ?
Suivez-moi !! C’est en dessous que cela se passe !!!


Processeur

Ici nous n’avons pas grand-chose à dire puisque ce sont les mêmes processeurs, cadencés à des vitesses différentes.
L’Atari avec ses 0.86Mhz supplémentaires  décroche un direct du droit et prend donc l’avantage.


Mémoire

Question capacité Ram le ST est bien moins loti que son rival et affiche une mémoire de 512 ridicules Ko. De son coté l’Amiga nous offre 1024 Ko soit le double rien de moins.
Le ST est extensible à 4 Mo et l’Amiga à 6Mo. Le match semble joué d’avance.
Sauf que pour étendre l’Atari à 4 Mo, il vous suffira de changer les barrettes SIMM de 256 Ko d’origine par 4 magnifiques barrettes de 1Mo tout ce qu’il y a de plus standard. Au prix, il est vrai d’un démontage peu pratique de la machine. Et qui, au passage, fera sauter la garantie… Mais comme cela fait 20 ans qu elle est passée on s’en tamponne un peu.
Du coté de l’Amiga, il est très simple de l’étendre à 2 de Mémoire grâce à une carte que l’on insère dans la trappe située sous l’Amiga. Par contre pour passer à 6 Mo, il faudra vous procurer une carte d’extension au format PCMCIA (plus ou moins propriétaire) et la, ça ne va pas être simple.

Sur ce plan les deux machines font donc jeu égal avec d’un coté une machine mieux nantie de série et de l’autre une facilité d’extension que l’on aimerait trouver plus souvent sur des machines de cette époque.

Le match nul semble donc indiscutable.


Graphismes

Coté Atari, le 520STe apporte, comme unique nouveauté sur le plan graphique, la présence de 4096 couleurs au lieu de 512 ce qui lui permet de se battre à armes égales avec son rival de toujours. Coté résolution ce n’est pas la panacée et il faudra vous contenter du 320x200x16c, du 640x200x4c ou du 640x400 monochrome (avec moniteur spécial). La machine commence à vieillir et cela se sent. HA !!! J’entends déjà les hurlements indignés des Ataristes disant que je parle pas des softs qui affichent plein de couleurs etc … Ok j’ajoute donc qu’il est possible d’afficher plus de couleurs à l’écran que les 16 dispo de base. Mais cela au prix de bidouilles de programmation qui font que ce n’est pas faisable par monsieur tout le monde. Mais je cède sur ce point et je dirais donc que certains softs utilisent ces fonctionnalités.

Mais trêve de plaisanterie voici quelques captures d’écran :



































C’est donc globalement plutôt bien mais voyons comment se défend son adversaire.

Coté Amiga, c’est un tout autre monde. Le 600 reprend le chipset ECS (Extented ChipSet) du 500+ qui est une évolution du chipset original OCS (Original ChipSet). Ici le nombre de résolutions disponibles est gargantuesque et je ne citerai que les plus représentatives.

Commençons donc par le basic  320x200x32c (deux fois plus de couleurs que son rival), pour continuer par du 640x256x16c et monter jusqu’au, très peu lisible sur une TV, 1440x566x4c obtenu grâce à l’utilisation simultanée de l’overscan (plein écran) et du mode entrelacé. Bon ok la résolution est énorme mais au bout de 2 minutes vous aurez les yeux qui pleurent si vous ne disposez pas d’un écran multi synchro.

Il existe également des modes HAM qui permettent d’afficher simultanément les 4096 couleurs de la palette aux prix d’une utilisation intensive du CPU et des modes Half Bright qui permettent de doubler le nombre de couleurs à l’écran pour faire par ex du 320x200x64c.Il conviendra d’ajouter également la possibilité de faire de l’overscan c'est-à-dire du plein écran total (finit les bords noirs autour de l’écran) et la possibilité d’utiliser un mode entrelacé (interlace) qui double le nombre de lignes affichées à l’écran mais qui génère un clignotement très fatiguant.

La majorité de ces modes étant disponible depuis l’Amiga 1000, ils sont donc tous très largement utilisés dans les logiciels et ils ont également contribués à faire de l’Amiga la machine préférée des graphistes et vidéastes de l’époque.

Pour résumer en images :





































Et encore, il est bien difficile de résumer l’Amiga en 6 images. Pardonnez ce choix pas forcement très représentatif.

Mais bon, rien à redire, coté Amiga on est quand même un cran au dessus de la melée.


Animation

C’est bien beau de faire de belles images, mais si on arrive à faire bouger tout cela c’est quand même mieux.

Coté Atari, on est pas très bien servit et il faudra se contenter du shifter, pour animer la bête. Par contre, sur le STe, on a droit à une version améliorée qui introduit les scrolling câblés (hardware) dans toutes les directions, comme un Amiga. Et c’est justement la que le bas blesse, car ici aussi, le STe n’innove pas vraiment et essaie péniblement de se remettre à niveau par rapport à la concurrence. Le STe introduira aussi le blitter chez Atari. Il est alors possible de faire de belles choses sur ST sur le plan des animations de jeux. A vous les super scrollings, les sprites etc … Mais, comme pour la palette de couleurs étendue, bien de peu de softs en tirerons partie.

Ce diablotin d’Amiga, possède, lui, et ce depuis la première génération, d’un blitter (appelé Fat Agnus) et d’un circuit graphique (Denise) qui prennent en charge pas mal de fonction comme la gestion des sprites (8), les scrollings, le délestage du CPU pour ce genre d’opération etc. Il en résulte donc des capacités certaines dans le domaine des jeux d’action etc.. Il suffit de voir des logiciels tels que Battle Squadron, Shadow of the Beast, Sword of Sodan pour en être convaincu.

Avantage indubitable à l’Amiga dans ce domaine.


Son

Penchons, nous maintenant sur les capacités sonores des deux bestioles. Vas-t-on devoir se contenter d’écouter la 9eme de Beethoven jouée avec des instruments proches du pipeau joué par une classe de 6eme en cours de musique ? Que nenni mon bon monsieur !!

Le chipset sonore Yamaha YM8192 de notre Atari se voit épaulé de deux voies 8 bits PCM mixables. En clair, l’Atari utilise un bon vieux processeur sonore, Le YM 8192, qui génère 3 voies sur 8 octaves. C’est notre pipeau.. Il faut dire que ce processeur date un peu et était déjà utilisé par les Oric, les MSX etc.. Atari ne s’était pas franchement foulé de ce coté la. Et cela s’entend. C’est pour cela que, sur le STe, on va lui rajouter deux voies 8bits PCM, pour qu’il nous joue de belles musiques digitalisées comme son rival. Celui-ci peux donc jouer des samples jusqu'à 50Khz ce qui est plutôt bien pour l’époque. On a même droit à deux sorties cinch pour brancher notre ordinateur favori sur une chaîne hi-fi et en prendre ainsi plein les oreilles.

Le son était bien le domaine de l’Amiga et est géré par Paula (c’est le nom du chipset sonore). Celle-ci nous siffle la marseillaise sur quatre voies digitales et 9 octaves. Inutile de dire que pour l’époque c’était carrément révolutionnaire. Il en résulte donc un son de très grande qualité. Ici aussi, on a la possibilité de brancher la machine sur un ampli hi-fi histoire de faire criser les voisins !!! Les samples sont joués à 22Khz. C’est un peu moins bien que le STe. Pour terminer, précisons que l’Amiga dispose également d’un module de synthèse  vocale intégré.

Commodore avait fait très fort dés le départ mais se laisse rattraper, et dépasser par Atari dans le domaine. Par contre, comme toujours, sur Atari très peu de softs tirent partit de ces capacités étendues alors que sur Amiga tout est exploité à fond.

Pas facile de trancher pour le coup !!

Je mettrai 1 partout. Le STE est plus puissant avec sa gestion des samples jusqu'à 50Khz mais trop peu exploité.


Système

Autant sur les machines 8 bits, le système d’exploitation n’était pas très important, autant sur les machines 16/32 bits il est primordial. En effet, c’est lui qui gère l’interface graphique et chose maintenant courante, la souris. Car c’est une réelle innovation sur ces machines, elles ne se commandent plus au clavier mais à la souris avec plein de jolies icônes en couleurs et tout et tout. Plus besoin d’être un schizophrène de la ligne de commande. Tout se pilote au doigt et à l’œil.

Coté Atari, nous avons droit au GEM  qui ressemble à cela :


La souris règne en maître et le clavier n’est absolument pas indispensable pour faire toutes les opérations de base comme copier une D7, la formater, copier des fichiers etc…
L’interface reprend largement le finder du Mac (comme les accessoires)  sans en avoir toutefois la classe. Elle est cependant relativement intuitive, facile et agréable à utiliser.
Par contre, elle montre vite ses limites et l’absence de ligne de commande ne vous permettra pas de faire quelques petits shells bien sentis.

Coté Amiga, nous avons droit au Workbench dont voici une copie d’écran :


Il s’agit de la version 2.0 du Workbench livrée avec l’Amiga 600. Ici aussi, la souris est reine et tout est faisable du bout du doigt. Par contre, le workbench dispose d’un vrai shell type Unix qui permet d’aller beaucoup plus loin que le GEM. En effet, celui-ci est relativement puissant et vous pouvez par exemple, faire des Ram-disks résidents, pour booter l’Amiga depuis la ram, tel un disque dur, ou encore ouvrir une session sur un périphérique auxiliaire (comme un terminal) etc.. J’avais d’ailleurs fait le test à l’époque avec un minitel.
Il suffit d’avoir un cable minitel <> micro, de regler votre port serie en 1200 bauds 7 bits (de mémoire) et d »ouvrir un shell depuis votre Amiga sur le périphérique Aux : (je crois, ou com ). Vous devriez alors voir apparaître un prompt sur votre Minitel. Celui-ci se comportera alors comme un terminal. Cool Non ?
De plus, contrairement à l’Atari, l’Amiga, grâce à son architecture à base de co-processeurs, permet de faire du vrai multi-tâches. Il est ainsi possible de copier des disquettes tout en dessinant sur Deluxe Paint et en se jouant un petit module avec un tracker quelconque. Vous êtes en fait juste limité par la Ram et la puissance du processeur. Ceci est assez bluffant pour une machine de cette époque. 

Le Workbench écrase donc le Gem  sans trop de difficultés.


Programmation

Sur les Machines de cette génération, les langages de programmation ne sont plus en ROM mais bien livrés sur disquette. Dans le cas présent nous avons droit à deux basic qui sont relativement performants. J’ai entendu dire que celui de l’Amiga était carrément bien et surclassait celui du ST… Mais bon, vous n’allez vous arrêter au langage livré de serie et, avide, de changement et de performance il vous faudra le nec plus ultra. Rassurez-vous !! Sur les deux plateformes on trouve de tout et vous pourrez pisser de la ligne de code dans à peu prés n’importe quel langage de l’époque.

Question choix les deux machines semblent se valoir mais je donnerai une mention à l’Atari et à son célébre GFA Basic, facile, rapide et performant.


Logiciels Disponibles

Encore un terrain sur lequel nos machines ne s’en laissent pas compter !! En effet, on trouve de tout, du meilleur comme du pire et dire quelle machine possède la logithèque la plus fournie n’est pas chose aisée. On peut globalement dire que les domaines couverts sont très vastes et beaucoup de softs, surtout les jeux, existent sur les deux plateformes. En général, ils sont mieux réalisés sur Amiga car ils exploitent les capacités, supérieures, des machines de première génération. Ceci dit les softs sur ST exploitent également bien les capacités de la machines, même si elles sont moindre. 

J’avoue ma préférence pour l’Amiga en ce domaine mais il faut être juste et le ST s’en tire bien. Match nul.


Périphériques Disponibles

Ici aussi les machines font jeu égal. On trouve de tout, du lecteur de D7, au disque dur, des modems en passant par le boîtier midi (intégré sur ST), jusqu'à la capture video ou autre scanner. Par contre il convient de faire quelques précisions :


  • Le STe possède 4 ports joysticks dont 2 analogiques contre seulement 2 pour l’Amiga.
  • L’Amiga 600 dispose d’un port IDE 2’’ ½ intégré pour brancher un disque dur, alors que sur ST il faudra connecter un disque externe.
  • Le STe dispose d’un port cartouche, pas l’Amiga.
  • Ils disposent tout deux d’un port série et d’un port imprimante.
  • On peut chaîner jusqu'à 4 lecteurs de disquettes sur Amiga. Le ST se contente d’un seul lecteur externe.
  • Les lecteurs de disquettes Amiga disposent de la reconnaissance d’insertion de disquettes. Pas le ST.
  • Le ST dispose de 2 prises Midi en standard, pas l’Amiga.
  • L’Amiga 600 dispose d’un port PCMCIA pas le ST.

Il conviendra aussi de préciser que le format des disquettes Atari est au standard PC (Oui monsieur) , vous pourrez donc facilement transférer les images récupérées sur le Net et donc vous éclater sans trop de problèmes sur votre bon vieux Xenon. Les outils pour faire les transferts marchant plutôt bien.
Coté Amiga, il faudra faire montre d’un peu plus de perspicacité et plonger dans les méandres des transferts série et du DMS. Autant dire que votre bon vieux Xenon, il vas falloir le mériter. Mais d’un autre coté, il n’aura pas la même saveur….

Voila, je ne crois pas avoir oublié grand-chose. Si, le verdict …

Grosso Merdo je pencherai pour un match nul ici aussi.


Conclusion

Faisons donc un petit tableau pour récapituler tout cela :


Atari 520 STe
Amiga 600
Qualité de Fabrication
0
1
Processeur
1
0
Mémoire
1
1
Graphisme
0
1
Animation
0
1
Son
1
1
Système
0
1
Programmation
1
0
Logiciels
1
1
Périphériques
1
1
Total
6
8


On voit bien ici que ces deux machines sont très proches l’une de l’autre mais l’Amiga balance un direct du bouton droit de la souris dans le port cartouche du STe et celui-ci tombe KO par terre !!

Allez, j’aime bien le STe mais, sincèrement, l’Amiga est quand même un cran au dessus. J’ajouterai aussi qu’il fallait avoir une bonne dose de mauvaise foi pour dire que le 520STf était supérieur à l’Amiga 500, mais je ne voudrais pas m’étendre sur un sujet clos depuis longtemps.

FIN